La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exprimé ses réserves mardi concernant le gouvernement, qui, selon elle, n'a pas su mener de négociations avec les syndicats au sujet du travail le 1er-Mai, et ce malgré un an de possibilités. Elle considère cet échec comme révélateur du manque de concertation en France.
« La question de permettre à nos boulangers et fleuristes de travailler le 1er-Mai est sur la table depuis plus d'un an. Les gouvernements précédents avaient pris des engagements de discussion, mais aucune avancée n'a été faite », a-t-elle déclaré sur RTL.
Le gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu a récemment suspendu la loi visant à élargir les horaires de travail ce jour-là et a plutôt proposé d'engager un dialogue avec certains commerçants locaux. Cependant, Braun-Pivet a souligné que le texte, voté au Sénat, est revenu à l'Assemblée nationale en janvier 2026, ce qui démontre que la situation n'est pas nouvelle.
« Quand le texte arrive dans l'hémicycle, c'est la panique. On négocie à la dernière minute, mais cela doit se faire en amont. Il est essentiel d'écouter le Parlement et les syndicats », a-t-elle insisté.
Elle a décrit cet échec comme symptomatique de la dynamique actuelle en France : « On ne discute pas, on ne dialogue pas, et le résultat est là. Je suis fatiguée de vivre dans un pays où les gens se parlent si peu. Réformer nécessite un dialogue », a-t-elle conclu, poursuivant son plaidoyer pour une meilleure communication entre les acteurs politiques et sociaux.







