Le 12 avril, un bouleversement politique a eu lieu en Hongrie lorsque Peter Magyar a été élu maire de Budapest, mettant fin au règne de Viktor Orbán, qui durait depuis seize ans. Malgré leur affiliation à la même formation politique, Magyar se démarque avec une vision pro-européenne clairement affirmée et une intention résolue de collaborer avec Bruxelles.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Peter Magyar, 43 ans, le nouvel espoir de la politique hongroise, s’est présenté devant un parterre de journalistes lors de sa première conférence. Avec des drapeaux européens flottaient aux côtés du drapeau hongrois, il a affirmé : "Je serai un Premier ministre qui ne sera pas le Roi-Soleil. Les Hongrois n'ont pas voté pour un simple changement de gouvernement, ils ont voté pour un changement complet de régime".
Bien qu'il partage des convictions conservatrices et anti-immigration similaires à celles d'Orbán, Magyar aspire à rétablir la démocratie en Hongrie et à jouer un rôle constructif au sein de l’Europe. Les citoyens qui l'ont soutenu lors de sa victoire le 12 avril expriment un désir de changement, à l’instar d’un jeune homme qui déclare : "Je suis vraiment heureux qu'on change ce régime corrompu", tandis qu’un autre assure : "Nous appartenons à l'Europe, pas à la Russie".
"La Hongrie est de retour en Europe"
La réaction de Vladimir Poutine reste valide alors que Moscou a simplement affirmé qu'il travaillerait de manière pragmatique avec le nouveau gouvernement. Silence également de Donald Trump, qui avait auparavant soutenu Orbán. La défaite d'Orbán satisfait néanmoins les dirigeants pro-européens. Emmanuel Macron a salué l'attachement du peuple hongrois aux valeurs de l'Union européenne, tandis qu'Ursula von der Leyen a exclamé : "Aujourd'hui, la Hongrie est européenne. C'est la victoire des libertés fondamentales. Il y a beaucoup de choses à faire ensemble, puisque la Hongrie est de retour en Europe".
Cependant, des incertitudes persistent. Valérie Astruc, envoyée spéciale à Budapest, note : "La fin de l'ère Orbán ne signifie pas que la Hongrie va s'aligner sur les positions pro-Ukraine de Bruxelles. Même si Magyar ne devrait plus s’opposer à l'aide financière à Kiev, il demeure hostile aux livraisons d'armes aux voisins ukrainiens".







