Un homme de 25 ans, identifié comme un acteur clé d'un réseau frauduleux, a été arrêté près de Nantes le 31 mars dernier. Selon des informations révélées par Le Parisien, il aurait généré des revenus de plus d'un million d'euros en proposant sur Internet plus de 44 000 faux arrêts maladie, pour la modique somme de 21 euros chacun.
Le parquet a confirmé que l'individu avait été mis en examen au début du mois d'avril pour plusieurs infractions, notamment l'« exercice illégal de la médecine ». Après son arrestation, il a été placé en détention provisoire à Fleury-Mérogis, comme l'indique le ministère public. Presque immédiatement, la section santé publique du parquet de Paris a été alertée par divers signalements concernant l'utilisation de faux arrêts, émis à partir d'un site internet sous le nom d'un médecin fictif.
« L'enquête, menée par la brigade de lutte contre la cybercriminalité, l'a conduit à être poursuivi pour sept chefs d'accusation, dont l'escroquerie en bande organisée et la mise à disposition d'outils de fraude sociale », précise le parquet.
Les investigations ont montré que ces faux documents étaient générés systématiquement via une plateforme numérique. Pour les autorités, ce cas soulève des questions sérieuses sur la sécurité et la réglementation autour des services médicaux en ligne. Un expert en cybercriminalité a affirmé que "de tels systèmes frauduleux compromettent non seulement l'intégrité du système de santé, mais exposent également les victimes potentielles à des risques juridiques et financiers".
Outre les accusations principales, le prévenu fait également face à des charges pour collecte illégale de données personnelles. Si reconnu coupable, il encourt une peine de dix ans d’emprisonnement ainsi qu’une amende d’un million d’euros.







