Les membres du parti Les Républicains (LR) se préparent à faire un choix crucial sur la manière de désigner leur candidat pour l'élection présidentielle de 2027. Deux figures emblématiques, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau, adoptent des stratégies divergentes à cette occasion.
Nul doute que le lendemain de cette décision pourrait s'avérer difficile pour Les Républicains. Les 18 et 19 avril, les adhérents devront voter sur le mode de désignation : une primaire fermée, semi-ouverte, ou le choix direct du président de leur parti, actuellement Bruno Retailleau. Ce dernier n’a pas hésité à se montrer critique à l'égard de cette consultation, déclarant sur France Inter : « Je voterai blanc… c’est un choix de dupe. » De son côté, Wauquiez, lors d'un entretien sur France 2, a réaffirmé : « J’ai un projet, je le porterai. »
Bien que le nombre exact d'adhérents reste flou, on estimait leur nombre à près de 122.000 l'année dernière. Ces derniers avaient élu Retailleau à 74,3%, reléguant Wauquiez à 25,7%. Cette tendance pourrait se répéter lors de la consultation qui approche. Wauquiez a réagi : « Lorsqu'on consulte les militants, il faut poser toutes les questions, pas seulement celles qui arrangent. » Selon lui, « la seule voie pour LR d'avoir un candidat viable, c'est un rassemblement de la droite. »
Wauquiez plaide pour une primaire englobant des personnalités de droite, de Gérald Darmanin à Sarah Knafo, y incluant même Édouard Philippe. « La multiplication des candidats à droite est une machine à perdre. Si chaque parti désigne son propre candidat, il n'y aura personne au second tour. » Cette agitation interne ne fait qu'accentuer les tensions entre les deux leaders.
Pour sa part, Bruno Retailleau suit son propre chemin. Lundi dernier, Gabriel Attal a réuni un comité de liaison avec Édouard Philippe, mais les LR n'étaient pas conviés. Retailleau a accueilli cela avec ironie : « Je ne me suis pas senti exclu. » Se définissant comme un « ministre de droite dans un gouvernement de cohabitation », il se positionne avec un projet clair, éloigné des idées macronistes.
Il exprime des préoccupations fondamentales pour l’avenir, notamment sur des thèmes tels que l'immigration et la justice. « 2027 est un tournant décisif, où la France peut se redresser ou disparaître. » De plus, Retailleau a déclaré être prêt à participer à une primaire si Philippe s’engage sérieusement. La confusion au sein de la droite française pourrait bien ouvrir la voie à des réformes majeures, mais aussi à de potentiels risques de fragmentation.







