La première ministre italienne, Giorgia Meloni, a reconnu, le 23 mars, la défaite de son référendum sur la réforme judiciaire, qui a été rejetée par 54% des électeurs. Malgré ce revers, elle a affirmé qu’elle n’avait pas l’intention de démissionner et souhaite continuer à diriger son gouvernement.
« Les Italiens ont tranché. Nous respectons cette décision. Cependant, cela ne change rien à notre engagement de continuer à œuvrer pour le bien de la nation », a déclaré Meloni dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux.
Après dépouillement de plus de 90% des votes, le résultat a été sans appel : le « non » a largement dominé avec près de 54% contre 46% pour le « oui », un résultat qui représente un coup dur pour Meloni, à la tête d'un gouvernement de coalition depuis octobre 2022, notant les défis auxquels elle fait face.
Le référendum, qui s'est tenu dimanche et lundi, visait à réformer le système judiciaire italien en séparant les rôles de juges et de procureurs, ainsi qu'à modifier le contrôle exercé par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Selon le gouvernement, ces mesures étaient nécessaires pour garantir l'indépendance de la justice. Le taux de participation a été supérieur aux attentes, avec plus de 58% des électeurs s'étant exprimés.
Une voix pour l'opposition
Galeazzo Bignami, chef du groupe Fratelli d'Italia, a insisté sur le fait que le résultat du référendum n'impacterait pas le futur de l'exécutif : « Nous avons toujours affirmé que le référendum n'aurait aucune incidence sur le sort du gouvernement », a-t-il déclaré sur La7.
En revanche, Giuseppe Conte, leader du Mouvement 5 Étoiles (M5S), a mis en avant l'importance du vote, le qualifiant d'« avis d'expulsion » pour le gouvernement actuel. « C'est un moment crucial. Le M5S a le droit de jouer un rôle central dans cette nouvelle dynamique politique », a-t-il démontré lors d'une conférence de presse.
La réforme, qualifiée par ses partisans de nécessité pour une justice impartiale, est critiquée par l'opposition qui y voit une tentative de contrôle des magistrats, accusant le gouvernement de ne pas traiter les véritables problèmes du système, tels que la lenteur des procès et la surpopulation pénale.







