Le président américain a décidé de reporter de « cinq jours » toute action militaire contre les infrastructures énergétiques iraniennes, en se réjouissant de « très bonnes discussions » visant une désescalade des tensions au Moyen-Orient.
Un possible apaisement entre Washington et Téhéran ? Dans un message diffusé sur son réseau social Truth, Donald Trump a déclaré, le 23 mars, avoir eu des « discussions constructives » avec l'Iran concernant « une résolution totale de nos hostilités au Moyen-Orient ». Cette approche proactive pourrait marquer un tournant significatif dans les relations entre les deux nations.
Trump a également ordonné un arrêt temporaire des frappes pendant cinq jours et a précisé que d'autres négociations continueraient dans les jours à venir.
Un revirement après les menaces américaines
Cette annonce survient après l'ultimatum donné par Trump à l'Iran. Dans une publication, il avait demandé au régime de rouvrir le détroit d'Ormuz, sous peine de frappes qui pourraient anéantir les centrales électriques iraniennes. « En commençant par la plus grande » avait-il déclaré, insistant sur la nécessité d'une issue rapide.
Face à ces menaces, Téhéran avait réagi en avertissant qu'il répondrait à toute attaque en fermant entièrement le détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique transitant près de 20 % des hydrocarbures mondiaux. Selon un rapport d'analyse publié par Kpler, environ 95 % du trafic maritime dans le détroit a chuté depuis le début des hostilités au Moyen-Orient.
Cette dynamique devrait être observée de près par les experts, qui estiment que de telles discussions peuvent non seulement influencer l'économie régionale, mais aussi jouer un rôle majeur dans la stabilité globale des marchés énergétiques.
Le rôle des alliances internationales, notamment la position de la France dans cette crise, soulève également des interrogations sur l'équilibre des forces en jeu.







