En Slovénie, un pays de deux millions d’habitants, l’ex-premier ministre pro-Trump, Janez Jansa, espérait un retour au pouvoir après quatre ans d'opposition, mais les résultats des élections législatives tenues le 22 mars ont favorisé le maintien de Robert Golob à la tête du pays.
Robert Golob, le premier ministre sortant, a célébré sa victoire en obtenant 29 sièges, un de plus que le Parti démocratique slovène (SDS) de Jansa qui en a récolté 28. Dans un discours émouvant, Golob a déclaré : « C’était vraiment tendu. Vous tous qui avez voté, vous avez donné votre voix à la démocratie, pas seulement au Parti de la liberté ». Il a ajouté qu'il s’engage à « offrir un avenir meilleur à tous » lors de ce nouveau mandat.
Les résultats quasi définitifs de la Commission électorale font état de 28,55 % des voix pour le Mouvement pour la liberté (GS) de Golob, contre 28,21 % pour le SDS de Jansa, après le dépouillement de 98,16 % des bulletins, avec une participation record dépassant les 68 %. Cette forte mobilisation témoigne d'un véritable intérêt pour la vie politique slovène.
D'après les analyses de plusieurs experts, la victoire de Golob représente une stabilisation nécessaire pour la Slovénie à un moment où le pays fait face à d'importantes questions économiques et sociales. À cet égard, Philippe De Vries, analyste politique de L'Express, souligne : « Ce résultat témoigne d’une volonté populaire d’une alternative aux politiques domines de Jansa ».







