L'armée israélienne a mené une série de frappes ce dimanche, visant un pont dans le sud du Liban, utilisé par le Hezbollah selon ses déclarations. Cette escalade militaire suscite de vives inquiétudes au sein du gouvernement libanais, notamment celle du président Joseph Aoun, qui évoque un risque d'invasion terrestre.
Les images diffusées par l'AFP montrent une épaisse fumée s'élevant après l'attaque sur le pont de Qasmiyeh, qui relie la région de Tyr au reste du pays. Dans son communiqué, le président Aoun a vigoureusement condamné la destruction d'infrastructures vitales, qualifiant cette opération d'escalade dangereuse et d'atteinte flagrante à la souveraineté libanaise.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a pour sa part déclaré qu'il avait donné l'ordre aux forces armées de démanteler immédiatement tous les ponts au-dessus du fleuve Litani, qu'Israël accuse d'être utilisés pour des activités terroristes. Mercredi dernier, l'armée israélienne avait déjà détruit deux ponts dans le cadre de ses opérations contre le mouvement libanais.
Les tensions se sont exacerbées avec la revendication par le Hezbollah d'une attaque ayant causé la mort d'un civil israélien, tué par une roquette tirée depuis le Liban. Ce tragique incident représente la première victime civile sur la frontière nord d'Israël depuis le début des hostilités en mars. Les services d'urgence ont rapporté que deux véhicules avaient été complètement détruits par un missile, comme l'a indiqué le correspondant militaire du Times of Israel.
Ce week-end, le Hezbollah a également revendiqué avoir frappé un rassemblement de soldats israéliens à Misgav Am, intensifiant ainsi ses actions militaires. Selon des analystes et des experts, cette situation pourrait mener à des représailles israéliennes encore plus massives.
Depuis le début de ce conflit, le 2 mars, des frappes israéliennes sur le Liban ont provoqué des milliers de morts et un million de déplacés, rendant la tension géopolitique instable dans la région. Face à cette urgence, Aoun a rappelé la nécessité de préserver la paix et la stabilité du Liban.
Des médias libanais ont récemment rapporté d'autres frappes israéliennes dans des zones stratégiques comme Khiam et Naqoura, faisant craindre une aggravation de la situation. Des affrontements directs ont eu lieu entre les forces du Hezbollah et l'armée israélienne, aggravant le climat de conflit et de tension dans la région.
Les experts s'accordent à dire que la situation mérite une attention internationale soutenue pour éviter une escalade davantage désastreuse pour le Liban et tout le Moyen-Orient.







