Au cours de la nuit du samedi au dimanche, au moins trois villages de Cisjordanie ont été attaqués par des colons israéliens. Un récent rapport du journal israélien Haaretz indique que ces raids ont fait au moins 11 Palestiniens blessés tout en occasionnant des dommages matériels considérables, notamment des véhicules et des maisons incendiés.
Selon l’agence de presse palestinienne Wafa et l'armée israélienne, des incidents violents se sont produits dans les villages palestiniens de Jaloud et Qaryout, situés près de Naplouse, ainsi qu'à Fandaqumiya, près de Jénine. L’incursion a été confirmée par l'armée israélienne dans un communiqué, précisant qu'elle avait été déployée suite à des signalements sur des attaques de civils israéliens, provoquant des incendies sur des propriétés palestiniennes.
"Des colons ont mené une attaque coordonnée contre le village de Jaloud, mettant le feu à des habitations et à des véhicules, tout en causant des dommages matériels", a rapporté Wafa. Des témoins indiquent que des groupes de Palestiniens ont tenté de protéger leurs biens et d'éteindre les incendies. L'agence a également évoqué une série d'agressions similaires à travers toute la Cisjordanie, témoignant d'une escalade alarmante de la violence dans la région.
Six Palestiniens tués depuis le 2 mars
Ce climat de violence est aggravé par de récentes tragédies. Samedi soir, la police israélienne a rapporté qu'un véhicule palestinien avait heurté une voiture israélienne, entraînant la mort de l'un des passagers. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'incident, qui a entraîné des représailles de la part de colons israéliens. Des vidéos sur les réseaux sociaux, relayées par la presse israélienne, montrent des groupes de colons prenant d'assaut les rues de villages palestiniens, créant une atmosphère de peur et d'insécurité.
Le climat actuel suscite de vives inquiétudes parmi les observateurs, dont certains appellent à une intervention internationale pour protéger les civils victimes de violence. Comme l'exprime un expert en relations internationales, "la communauté internationale doit agir rapidement pour mettre fin à cette spirale de violence".







