Dans une tragédie alarmante, une attaque aérienne a frappé l'hôpital universitaire d'El-Daein, à l'est du Darfour, faisant 64 morts, dont 13 enfants. Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exprimé sa profonde préoccupation sur X, appelant à la fin de ce conflit destructeur.
Cette agression a été caractérisée par l'utilisation de drones et d'armes lourdes, frappant un établissement qui accueillait des milliers de patients. « L'hôpital a été lourdement attaqué, touchant non seulement les personnels de santé, mais aussi des stocks de médicaments », a rapporté l'OMS.
Selon des reports d'ONG, les Forces de soutien rapide (FSR) et l'armée soudanaise se rejettent la faute. Les FSR affirment que l'armée a utilisé des drones turcs pour cibler des unités pédiatriques et gynécologiques, tandis que l'armée déclare agir selon les normes internationales sans accuser directement les FSR.
La guerre meurtrière opposant l'armée aux FSR a entraîné des violences croissantes, avec des frappes sur des zones densément peuplées, des écoles et des hôpitaux. Les Nations unies appellent à un cessez-le-feu humanitaire, insistant sur la nécessité de protéger les civils, soignants et humanitaires. En effet, le conflit a déjà provoqué la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes et déplacé plus de 11 millions d'autres, ce que certaines voix au sein de l'ONU qualifient de pire crise humanitaire actuelle.
« Il est temps d'arrêter ce cycle de violence et de garantir la sécurité des civils », a plaidé Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant l'urgence d'une intervention internationale. Alors que le Soudan est touché par cette guerre depuis 2023, l'accès humanitaire reste un enjeu majeur dans ces régions en guerre.







