La marine française a procédé ce vendredi 20 mars à l'interception d'un nouveau pétrolier soupçonné de faire partie de la flotte fantôme russe. Cette opération s'inscrit dans le cadre des sanctions européennes imposées à la Russie en raison de son agression contre l'Ukraine.
Le président Emmanuel Macron a affirmé que l'Europe ne laisserait pas ces actes de contournement impunis. Il a exprimé son soutien à l'Ukraine en affirmant que "ces navires, qui prétendent ignorer les sanctions et violent le droit maritime, sont des profiteurs de guerre. Ils contribuent à alimenter le conflit en Ukraine et nous devons agir contre eux".
Un héliportage spectaculaire
La préfecture maritime de Méditerranée a annoncé l'arraisonnement du Deyna, un pétrolier de 250 mètres de long, arborant un pavillon du Mozambique et venant de Mourmansk. Cette intervention a été réalisée sous l'autorité de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, permettant ainsi le contrôle de la nationalité du navire. Les militaires, aidés par des alliés comme le Royaume-Uni, ont pris d'assaut le navire lors d'une opération héliportée.
La préfecture maritime a confirmé que la régularité du pavillon du Deyna était douteuse, justifiant ainsi l'arraisonnement. Des images diffusées montrent les militaires français sur le pont du pétrolier, attestant de la force de l'opération.
"Des mesures rigoureuses sont prises afin de contrer cette menace", a tweeté la marine nationale, accompagnant ses propos d'images de l'intervention.
Un précédent couronné de succès
Cette interception s'ajoute à deux autres opérations similaires menées récemment par la France. Le Grinch, un pétrolier arraisonné près de Marseille fin janvier, a été autorisé à repartir uniquement après avoir réglé une amende conséquente de plusieurs millions d'euros. Ces actions montrent la détermination de la France à faire respecter les sanctions européennes.
Des navires sous surveillance
Actuellement, environ 598 navires sont suspectés de faire partie de cette flotte fantôme, selon des statistiques avancées par l'amiral Nicolas Vaujour, qui a mentionné que presque un millier de bateaux tentent de contourner les sanctions sur l'exportation de pétrole russe. Ces efforts de surveillance et d'intervention sont cruciaux pour maintenir la pression sur les sources de financement de la guerre en Ukraine.
Alors que la situation en Ukraine reste tendue, ces opérations de la marine française soulignent l'engagement ferme de l'Europe à faire respecter les règles et à contrer les efforts de contournement des sanctions.







