Ce vendredi 20 mars, la marine française a effectué une interception marquante en Méditerranée. Un pétrolier, connu sous le nom de Deyna et arborant le pavillon du Mozambique, a été stoppé alors qu'il naviguait en provenance de Mourmansk, en Russie. Cette opération a été menée à la suite de soupçons concernant son affiliation avec la flotte fantôme russe, des navires suspectés de contourner les sanctions internationales imposées par l'Union européenne.
Les autorités maritimes ont confirmé que le Deyna, lors d'une inspection à bord, a révélé qu'il naviguait sous un faux pavillon. Le parquet de Marseille a été rapidement saisi de l'affaire et le navire a été dévié en direction d'un point de mouillage pour des vérifications plus approfondies, comme l'a précisé la préfecture maritime de la Méditerranée.
Au moment des faits, le Deyna se trouvait au large des côtes algériennes selon le site de suivi maritime VesselFinder. Parti le 1er mars de Mourmansk, il était prévu d'arriver à Port-Saïd, en Égypte, le 26 mars prochain. Cette interception s'inscrit dans une série d'actions menées par la France contre des navires liés à la Russie.
Le troisième pétrolier présumé de la flotte fantôme intercepté par la France
Le président Emmanuel Macron a qualifié le pétrolier d'"profiteur de guerre", soulignant que ces navires cherchent à générer des profits pour financer l'effort de guerre russe. Dans ses déclarations sur le réseau social X, il a affirmé : "Nous ne laisserons pas faire", signalant ainsi la détermination de la France à lutter contre ces pratiques. Macron a également précisé que "la guerre en Iran ne détournera pas la France du soutien à l’Ukraine".
Cette interception marque une étape importante dans la lutte de la France contre les réseaux maritimes qui soutiennent la Russie. Le Deyna est le troisième pétrolier modifiant le parcours sous l'ombre de la flotte fantôme, après les interceptions du Grinch en janvier et d'un autre pétrolier en octobre 2025, au large de Saint-Nazaire.
Actuellement, près de 600 navires sont soupçonnés de faire partie de cette flotte fantôme, faisant l'objet de sanctions de l'Union européenne, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes sur la scène internationale.







