Michel Barnier, ancien Premier ministre et député (LR) de Paris, était l'invité de l'émission "8h30 franceinfo" le 20 mars 2026 pour évoquer les élections municipales à Paris et l'avenir du parti Les Républicains.
Accords PS-LFI : un déshonneur pour la République
L'ancien Premier ministre a vivement critiqué le Parti socialiste, qu'il accuse de tirer profit d'une "collaboration indirecte" avec La France insoumise (LFI) dans diverses villes du pays. Des alliances entre le PS et LFI ont été conclues après le premier tour des municipales, notamment à Toulouse, Limoges et Nantes. Barnier a déclaré : "Cela fait un an que le PS se distancie de M. Mélenchon, qualifiant son parti d'antisémite et dénonçant la violence à l'Assemblée, mais à la veille des élections, pour conserver des sièges, certains se compromettent".
Il a insisté sur le fait qu'alliés à un parti prônant des convictions violentes et antisémites sont contraires aux valeurs fondamentales de la République.
Emmanuel Macron, les polémiques et la défense de l'honnêteté
Concernant les accusations d'intervention d'Emmanuel Macron à Paris, Barnier a qualifié ces allégations de "polémiques pathétiques" provenant de personnes désespérées. Emmanuel Grégoire, candidat de gauche, accuse Macron d'avoir influencé le retrait de Sarah Knafo, mais Barnier a rétorqué : "Il n'y a aucune preuve, c'est totalement infondé". Il estime que de telles accusations mettent en évidence le désespoir du Parti socialiste à l'approche des élections.
Soutien clair à Christian Estrosi à Nice
Dans une autre déclaration, Michel Barnier a confirmé que la Commission nationale d'investiture des Républicains soutenait Christian Estrosi sans équivoque pour les élections municipales à Nice, en dépit de la position ambivalente de Bruno Retailleau, président des LR. Barnier a exprimé sa confiance en Estrosi, en le présentant comme représentant légitime de la droite et du centre à Nice.
Ces déclarations de Michel Barnier soulignent l'importance des prochaines élections municipales et l'espoir de redressement de la droite en France, alors que les tensions au sein des partis politiques continuent de croître, comme l'a rapporté Le Monde dans ses dernières analyses.







