Deux joueuses ont été laissées en Australie, accusées de "traîtrise" pour ne pas avoir chanté l'hymne national. Le reste de l'équipe a reçu un accueil triomphal à Téhéran, jeudi 19 mars.
L'équipe féminine de football d'Iran a été chaleureusement accueillie jeudi à Téhéran après son retour d'Australie, où elle avait été au cœur d'une polémique concernant l'hymne national et des demandes d'asile en plein tournoi de la Coupe d'Asie. Selon des reportages de l'agence France Presse, des milliers de supporters, brandissant des drapeaux iraniens, se sont rassemblés sur la place Valiasr pour saluer leurs héroïnes.
"Mon choix. Ma patrie" pouvait-on lire sur un immense panneau qui accueillait les joueuses, symbole de leur engagement. Arrivées en bus, vêtues de survêtements sombres et du hijab, les sportives ont reçu des fleurs avant de monter sur scène pour partager ce moment de ferveur populaire.
Les joueuses étaient arrivées en Iran mercredi, après avoir effectué un long trajet depuis la frontière turque. Parallèlement, sept membres de leur délégation — six joueuses et un membre du staff — avaient demandé l'asile en Australie, ressentant qu'elles ne pouvaient pas revenir dans un pays où elles étaient traitées de "traîtresses" pour avoir refusé de chanter l'hymne national dans le contexte délicat d'une guerre opposant l'Iran aux États-Unis et à Israël.
La situation en Iran continue de susciter des inquiétudes parmi les experts. Selon Le Monde, ces événements illustrent les tensions croissantes que vivent les athlètes féminines dans un pays où les droits humains sont souvent bafoués. Les discussions autour du sport et de l'identité nationale demeurent au cœur des débats en Iran, comme l'a souligné l'universitaire Fatemeh Shams, qui affirme que ces jeunes femmes ne font pas que représenter le sport, mais aussi un mouvement pour la liberté et l'expression.







