Dans un contexte de tensions croissantes, l'assassinat d'Ali Larijani, ancien chef de la sécurité iranienne, par Israël a suscité une condamnation immédiate de la part de Pékin. Avec la mort du guide suprême Ali Khamenei, également décédé par une frappe israélienne, Larijani était perçu comme un leader essentiel en Iran.
Lors d'un point de presse, Lin Jian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, a qualifié cet acte d'«inacceptable» et a réitéré l'appel à un cessez-le-feu immédiat. «Nous ne pouvons tolérer les actes de violence qui visent les dirigeants iraniens et qui mettent en danger les civils», a-t-il déclaré, soulignant le positionnement de la Chine contre l’usage de la force dans les relations internationales.
Ce mécontentement chinois coïncide avec une déclaration du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, qui avait affirmé que le gouvernement israélien se donnait le droit d'éliminer tout haut responsable iranien sans nécessiter d'autorisation supplémentaire. Cette stratégie a été fermement critiquée par Pékin, qui rappelle son engagement pour un dialogue pacifique dans la région.
En tant que partenaire commercial majeur de l'Iran, la Chine a renforcé ses liens avec les nations du Moyen-Orient ces dernières années. Elle a également exprimé à plusieurs reprises son opposition aux interventions militaires américaines et israéliennes. La situation actuelle pourrait sonner l'alarme d'un nouveau frémissement géopolitique, alors que la Chine plaide pour une désescalade immédiate des hostilités.







