L'appareil judiciaire iranien a annoncé ce jeudi matin l'exécution de trois émeutiers, reconnus coupables du meurtre de membres des forces de l'ordre. Selon l'agence de presse Mizan Online, ces individus étaient également impliqués dans des opérations soutenues par le régime sioniste et les États-Unis.
Ces exécutions marquent un tournant historique, étant les premières à être officiellement rendues publiques depuis le début des manifestations qui ont éclaté fin décembre en Iran. Ce mouvement social, initialement pacifique, s'est rapidement transformé en une large contestation du pouvoir en place, dénonçant la vie chère et les abus du régime.
« Les trois émeutiers ont été pendus pour leur implication dans des meurtres et pour avoir agi au service d'intérêts étrangers », a précisé Mizan, soulignant qu'ils avaient été jugés coupables du crime de « moharebeh », soit « hostilité contre Dieu ».
Plus de 7 000 morts
Les autorités iraniennes affirment que ces manifestations ont dégénéré sous la provocation de forces extérieures, entraînant violence et chaos. Téhéran a reconnu un bilan de plus de 3 000 morts, incluant des agents de la sécurité, et attribue cette violence à de prétendus actes terroristes. Cependant, l'Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée à l'étranger, rapporte que le nombre de victimes pourrait dépasser 7 000, avec une majorité de manifestants innocents.
Avant le début des hostilités armées le 28 février, la Maison Blanche avait révélé des décalages possibles dans l'application de la peine de mort, menaçant l'Iran d'interventions militaires si des exécutions massives venaient à être réalisées. Selon des rapports d'Iran Human Rights (IHR), environ 1 500 exécutions ont été comptées en 2025, signalant une tendance alarmante dans les politiques pénales du pays.







