Ce mercredi, Emmanuel Macron se rend à Indret, près de Nantes, où il doit annoncer le nom du prochain porte-avions français, qui remplacera le Charles de Gaulle d'ici 2038. La cérémonie se déroulera dans un site de construction, marquant le début d'un projet ambitieux de plusieurs milliards d’euros, qui vise à façonner un véritable symbole de la puissance navale française.
Actuellement connu sous l'appellation PA-NG pour « porte-avions de nouvelle génération », le nouveau navire fait déjà l'objet de nombreuses spéculations quant à son baptême. Parmi les noms suggérés figurent des personnalités historiques comme Jean d'Arc et François Mitterrand, mais aussi des références militaires comme le Richelieu et le Leclerc.
La présidence a confirmé que les choix de noms portent un enjeu symbolique fort, surtout à une époque où la France s'illustre sur la scène internationale. Éviter que son successeur puisse prendre ce privilège de baptême semble être une motivation pour Emmanuel Macron. En effet, le Charles de Gaulle avait été nommé bien avant son entrée en service, un fait qui pourrait se répéter avec ce nouveau vaisseau.
À l’heure actuelle, les Français se prononcent aussi sur leurs préférences : un sondage du Figaro révèle que « Jeanne d'Arc » est en tête avec 30,48% des voix. La présidence a souligné que le bâtiment, avec ses 77.000 tonnes, sera le plus imposant navire militaire jamais construit en France, surpassant de loin son prédécesseur.
La conception du porte-avions inclut des innovations notables, notamment trois catapultes électromagnétiques, préfigurant une avancée sur le plan opérationnel. Cependant, cette technologie repose sur un partenariat avec la société américaine General Atomics, ce qui soulève des questions de sécurité dans un contexte international tendu.
Ce mercredi, Emmanuel Macron est attendu à 15 heures sur le site de Naval Group, où seront fabriquées les chaufferies nucléaires du futur navire, actant le lancement d'un chantier d'envergure. Ce moment promet d'être marquant, tant pour le chef de l’État que pour les forces navales françaises. Avez-vous déjà choisi votre nom préféré ?







