L'essentiel
L'identité de Banksy aurait été dévoilée grâce à une enquête menée par Reuters. Bien que l'avocat du célèbre street-artiste refuse de confirmer cette information, il souligne que son anonymat le protège des craintes de représailles, de censure ou de persécutions.
Une enquête de l'agence Reuters aurait identifié Banksy comme étant Robin Gunningham, alias David Jones, un homme de 51 ans originaire de Bristol. Toutefois, ni Banksy ni son avocat n'ont validé cette déclaration.
"Cible de comportements obsessionnels, menaçants et extrêmes"
Pest Control, la société représentant Banksy, a déclaré que l'artiste a "choisi de garder le silence" sur cette révélation. L'avocat de Banksy, Mark Stephens, a demandé à Reuters de ne pas publier cette enquête, arguant que l'artiste est "la cible de comportements obsessionnels, menaçants et extrêmes".
La divulgation de son identité pourrait donc nuire à sa base de fans et l'exposer à des dangers. "Travailler sous un pseudonyme est essentiel pour la liberté d'expression. Cela permet aux artistes de s'exprimer sans crainte", insiste Stephens.
Des œuvres ancrées dans la politique
Banksy, connu pour ses messages politiques provocateurs, utilise des techniques de peinture au pochoir pour aborder des sujets tels que l'antimilitarisme et la justice sociale. Son œuvre emblématique, Le Lanceur de fleurs, illustre comment l'amour peut triompher de la violence.
D'autres artistes de rue expriment leur frustration face au traitement privilégié que semble recevoir Banksy. Vice Media évoquait déjà cette question en 2014 : "Pourquoi Banksy est-il le seul à pouvoir vandaliser les murs britanniques sans conséquences?"
Des artistes comme David Speed, membre d'un collectif de graffeurs, soulignent le double standard dans la législation appliquée à Banksy par rapport à d'autres artistes de rue. "Pour nous, c'est du vandalisme ; pour lui, c'est de l'art", souligne-t-il.
Selon Reuters, Banksy a récemment créé une œuvre sur le mur des Royal Courts of Justice à Londres, représentant un juge frappant un manifestant. Le ministère de la Justice, quant à lui, n'a pas précisé si l'artiste avait été sanctionné pour cette œuvre.







