Ce mercredi 18 mars, Téhéran est en deuil après l'assassinat d'Ali Larijani, une figure emblématique de la sécurité nationale, tué lors d'une frappe attribuée aux États-Unis et à Israël. Sa mort, survenue dans un contexte de conflit ouvert au Moyen-Orient, suscite des inquiétudes sur des escalades possibles dans la région.
Selon le Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Larijani était un pilier du régime et sa présence dans les rues de Téhéran vendredi dernier témoignait de son engagement à défier les bombardements. Son assassinat risque d'augmenter les tensions dans une région déjà fragile, comme le souligne l’expert militaire iranien Ali Akbar Velayati, qui affirme que "cette tragédie ne fera qu’intensifier notre détermination à répondre".
Les funérailles, qui se déroulent en simultané avec celles de Gholamréza Soleimani, chef de la milice Bassidj, et de plus de 80 marins décédés lors d'un naufrage après des frappes américaines au large du Sri Lanka, marquent un chapitre sombre pour l'Iran. La double funeral attire des milliers de personnes, témoignant du poids symbolique et politique de ces personnalités au sein du pays.
Les répercussions du conflit "frapperont le monde entier"
Les circonstances entourant la mort de Larijani sont troublantes : selon des sources iraniennes, il a été ciblé à la maison de sa fille par des avions de chasse américains et israéliens. En réponse, le général Amir Hatami, chef des forces armées iraniennes, a promis que "le sang des martyrs sera vengé". Ces développements ne font qu'ajouter à une atmosphère déjà tendue, alors qu'Israël intensifie ses frappes au Liban, provoquant l'évacuation de plusieurs zones à Beyrouth.







