Le gouvernement chilien dirigé par le nouveau président d’extrême droite, José Antonio Kast, a récemment annoncé la suspension de 43 décrets environnementaux signés par son prédécesseur de gauche, Gabriel Boric. Cette décision a été confirmée par le ministère de l’environnement le 17 mars.
Les mesures concernées incluent des régulations sur les émissions des centrales thermiques, la création de plusieurs parcs nationaux, ainsi que la protection de la grenouille de Darwin, un amphibien soumise à un risque d'extinction sur le territoire chilien et argentin. Cette suspension survient alors que le pays fait face à des enjeux environnementaux croissants, et le nouveau président semble vouloir repositionner les priorités de son administration.
Selon Kast, « Nous souhaitons formuler la meilleure politique publique possible en matière de plein emploi tout en respectant l’environnement ». Élu récemment, il a pris ses fonctions mercredi dernier et a déjà commencé à faire évoluer les lignes de sa politique écologiques. Les décrets suspendus, émis entre 2023 et 2026, étaient en attente d'examen par la Cour des comptes, une étape cruciale avant leur implementation.
Le ministère a souligné que cette suspension « est une pratique courante au début d’une nouvelle administration », visant à garantir que les projets en cours répondent aux normes techniques et réglementaires en vigueur. Cependant, cette décision a suscité des inquiétudes parmi les défenseurs de l’environnement.
Kast a reconnu ces préoccupations en indiquant : « Je comprends qu’il puisse y avoir des inquiétudes, mais les citoyens ont besoin de croissance, de protection de l’environnement ainsi que d’emplois ». Les experts s’interrogent sur l’impact de ces mesures sur la politique écologique du Chili. D’après une étude de l’Observatoire de l’environnement chilien, les arrêts de programmes environnementaux pourraient gravement freiner les efforts de préservation des écosystèmes fragiles du pays.







