Mohommad Nazeer Paktyawal, 41 ans, était un ancien interprète des forces spéciales américaines en Afghanistan. En 2021, il avait été évacué vers les États-Unis, où il espérait démarrer une nouvelle vie.
La police de l'immigration américaine est une nouvelle fois mise sous pression après la mort de Paktyawal dans un hôpital texan, moins de 24 heures après son arrestation par les autorités compétentes (ICE) le 13 mars. Cette tragédie a suscité des appels à une enquête approfondie. Selon le groupe AfghanEvac, qui aide à la réinstallation des Afghans, sa demande d'asile est toujours "en cours d'examen".
Selon un communiqué de l'ICE, Mohommad aurait été conduit à l'hôpital Parkland de Dallas après s'être plaint de problèmes respiratoires. À son arrivée, tôt le 14 mars, des membres du personnel médical ont remarqué que sa langue avait enflé pendant qu'il prenait son petit-déjeuner. Malgré de multiples efforts de réanimation, son décès a été prononcé à 09h10. La cause de sa mort reste pour l'heure inconnue, et ses antécédents médicaux au moment de son arrestation n'ont pas été précisés.
Mohommad Nazeer Paktyawal était père de six enfants, le plus jeune n'ayant que 18 mois. Sa famille, dans un communiqué relayé par AfghanEvac, a exprimé sa douleur face à cette perte. De plus, le Comité des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD) a mis en lumière la gestion controversée de la police fédérale de l'immigration, dénonçant un "usage excessif de la force". Au moins huit décès ont été rapportés depuis janvier lors d'opérations d'ICE ou d'incidents de détention.
Cette situation rappelle également le cas récent d'un ressortissant haïtien mort d'une infection non traitée dans un autre centre de rétention ICE en Arizona, suscitant ainsi un débat national sur les conditions de santé et de sécurité dans ces établissements. Les défenseurs des droits de l'homme exhortent à une réforme urgente du système de détention de l'immigration aux États-Unis.







