Dans une tournure tragique des événements, l'ONU annonce que la violence en Syrie a provoqué le déplacement de plus de 134 000 personnes dans le nord-est du pays. Ce chiffre alarmant a été communiqué le 22, suite à des combats intensifiés entre les forces gouvernementales et les combattants kurdes. Les derniers affrontements ont contraint de nombreux civils à fuir leurs foyers, un phénomène que l'ONU a qualifié de crise humanitaire majeure.
Le nombre de déplacés a bondi de manière spectaculaire, atteignant 134 803 personnes dans la province de Hassaké, une hausse significative par rapport aux 5 725 personnes signalées dimanche dernier. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), qui représentent l'administration autonome kurde, ont dû se retirer rapidement après avoir été délogées d'Alep récemment, ainsi que des provinces de Raqa et Deir Ezzor.
Pour tenter d’apaiser la situation, le président syrien Ahmad al-Chareh a décrété mardi un cessez-le-feu temporaire de quatre jours, offrant ainsi aux Kurdes l’opportunité de présenter un plan en vue d'une "intégration pacifique" de Hassaké au sein de l’État syrien. Cette mesure est perçue comme une tentative d'alléger les tensions croissantes, mais de nombreux experts, comme ceux de Le Monde, soulignent que la situation reste extrêmement volatile.
Des analystes de la situation diplomatique en Syrie affirment que ce récent conflit pourrait avoir des répercussions importantes sur les équilibres de pouvoir dans la région. La montée des tensions entre les Kurdes et le gouvernement syrien pourrait exacerber les souffrances des populations déjà malmenées par des années de guerre. La communauté internationale continue de suivre de près cette situation, alors que des appels à la désescalade se multiplient, notamment de la part de la France.







