Une série d'événements a récemment bouleversé l'Italie, alors que 62 membres de différentes organisations mafieuses ont été condamnés lors d'un procès ayant lieu à la prison de l’Opéra à Milan. Cette affaire, surnommée « Hydra » en référence au monstre mythologique, met en lumière une alliance rare entre la 'Ndrangheta, la Cosa Nostra et la Camorra, qui cherchent à étendre leur influence sur l'économie lombarde.
Le procureur, en raison de menaces sérieuses à leur encontre, a demandé un dispositif de sécurité exceptionnel durant le procès, soulignant la dangerosité des accusés. Parmi les condamnés, Massimo Rosi, un chef de la 'Ndrangheta, a écopé de la peine la plus sévère : seize ans de réclusion. La justice italienne a reconnu que cette collaboration entre les trois organisations criminelles visait le contrôle du trafic de drogue et l'extorsion d'argent dans la région.
Les puissantes familles mafieuses ont réussi à infiltrer le marché immobilier lombard, s'appropriant des projets de construction et investissant dans des secteurs tels que la restauration, selon des informations du quotidien italien Corriere della Sera. Les procureurs ont prouvé qu’elles avaient formé une coalition pour exploiter des subventions fiscales liées à l'efficacité énergétique, renforçant ainsi leur emprise sur l'économie locale.
Des experts en criminologie, comme le professeur Luigi D'Ambrosio, soulignent que cette alliance pourrait constituer un nouveau modèle d'organisation criminelle, capable de dérégler les structures économiques traditionnelles. Selon lui, « ce procès remet en question notre compréhension des dynamiques mafieuses. »
Ce procès a révélé comment ces organisations avaient planifié conjointement leurs actions lors de 21 réunions documentées entre 2020 et 2021, où ils ont décidé des objectifs de conquête de contrats de nettoyage et de services divers.
En fin de compte, les accusés condamnés ont opté pour un procès abrégé dans le but d'obtenir des peines réduites. Parmi eux figure Giuseppe Fidanzati, fils du parrain de la Cosa Nostra, décédé en 2013, ce qui souligne l'enracinement profond de la mafia dans le tissu économique et social de l'Italie.







