Le 13 janvier, Taïwan a dévoilé avoir atteint un "consensus général" avec les États-Unis concernant un potentiel accord commercial, suite à des mois de discussions intensifiées depuis avril dernier. Cette avancée survient après une menace de Donald Trump d'imposer une taxe douanière à 32 % sur les exportations taïwanaises, finalement réduite à 20 %.
Le président taïwanais Lai Ching-te a exprimé son engagement à stimuler les investissements taïwanais aux États-Unis, tout en cherchant des moyens de diminuer les taxes sur les exportations et d'éviter d'autres droits de douane, notamment dans le domaine crucial des puces électroniques, un secteur fondamental pour l'économie de l'île.
Un consensus pour des réductions douanières
Dans un communiqué, le bureau des négociations commerciales taïwanais a souligné que l'objectif principal des discussions était d'atteindre des réductions réciproques sur les droits de douane, sans ajouter de nouvelles taxes, ainsi que de garantir un traitement préférentiel en vertu de la "section 232" de la loi américaine. Cette section permet de protéger des secteurs stratégiques en cas de menaces pour la sécurité nationale.
Taïwan, qui est l'un des principaux producteurs mondiaux de semi-conducteurs, se trouve au cœur de cette dynamique. Les États-Unis, ayant récemment conclu un accord avec la Chine concernant les ventes de puces électroniques, sont particulièrement sensibles à la question de la protection de leur propre industrie. Comme le souligne un analyste de l'Institut français des relations internationales, "la clé des relations économiques entre Taïwan et les États-Unis réside dans la gestion des tensions géopolitiques actuelles, notamment la concurrence avec la Chine".
Cette initiative américaine pour un rapprochement commercial avec Taïwan pourrait redéfinir le paysage des relations économiques dans la région, tout en renforçant la position de l'île face aux pressions croissantes de Pékin.







