Lors de ses vœux de nouvel an, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que l'accord de paix avec la Russie était "prêt à 90 %". Pourtant, il a souligné que les 10 % restants sont cruciaux, car ils pourraient déterminer le futur de l'Ukraine et de l'Europe. "Ces derniers détails sont essentiels pour assurer une paix durable", a précisé Zelensky dans une vidéo diffusée sur son compte Telegram.
Le climat des discussions de paix s'est cependant compliqué suite à des accusations de Moscou, insinuant que Kiev aurait été impliqué dans une attaque de drones visant la résidence de Vladimir Poutine. En riposte, l'Union Européenne a qualifié ces affirmations de "diversion délibérée", une opinion que partage l'expert en relations internationales Jean-Michel Valantin, qui estime que "la rhétorique du Kremlin vise à déstabiliser les pourparlers".
Dans le même temps, Vladimir Poutine, dans son discours de nouvel an, a encouragé les Russes à croire en leur victoire et à soutenir les forces armées. Ce message a été perçu comme un appel à l'unité en période de conflit, mais soulève également des inquiétudes quant à la prolongation des hostilités.
Les analystes estiment que la situation reste volatile et qu'un accord pourrait être réalisé, mais à condition que les deux parties trouvent un terrain d'entente. "Il est impératif que Kiev obtienne des garanties solides pour prévenir toute offensive future", a commenté l'analyste militaire Sophie Depardieu, en insistant sur l'importance de ces 10 % restants qui pourraient faire toute la différence.
Alors que la guerre continue de faire des ravages, la communauté internationale reste attentive à l'évolution des discussions de paix. Pour de nombreux observateurs, l'issue de ce conflit déterminera non seulement l'avenir de l'Ukraine, mais également l'architecture géopolitique de l'Europe.







