Washington (États-Unis) – Dans un retournement significatif de situation, Donald Trump a décidé de retirer la Garde nationale des villes de Chicago, Portland et Los Angeles, faisant suite à une série de revers dans les tribunaux concernant la légalité de ce déploiement. Dans un post sur son réseau social Truth Social, le président a affirmé que "la criminalité avait été considérablement réduite" dans ces métropoles, tout en promettant de revenir "peut-être sous une forme différente et plus forte" si la criminalité devait de nouveau augmenter.
Les récents arrêts de la Cour suprême et des juges fédéraux ont empêché le déploiement des militaires, époque à laquelle Trump avait ordonné la mobilisation de la Garde nationale pour contrer la criminalité et renforcer le contrôle de l’immigration. En effet, ces déploiements, qui visaient initialement à soutenir les forces de police locales, avaient été remises en question par des opposants politiques, y compris des gouverneurs et maires démocrates, qui les considéraient comme une atteinte aux prérogatives locales.
La décision de Trump a été accueillie avec soulagement par certains responsables politiques. Gavin Newsom, le gouverneur démocrate de Californie, a qualifié cette évolution de "fin de l'intimidation illégale". Lors d’un communiqué, il a souligné que les troupes avaient été utilisées pour des manœuvres politiques, affirmant que "nos institutions démocratiques demeurent solides". Le procureur général de Californie a ajouté que les États-Unis doivent se rappeler que les militaires ne doivent pas être impliqués dans les affaires civiles.
Cette situation fait écho à des préoccupations croissantes quant à l'utilisation de la Garde nationale dans des missions internes. Selon des experts, l'imbrication des forces armées dans des opérations de maintien de l'ordre risque de brouiller les frontières entre sécurité publique et droits civiques. Jean-Pierre R., un commentateur politique, estime que cette décision pourrait également avoir des conséquences sur la perception des pouvoirs présidentiels en vue des prochaines élections.
Dans ce contexte, la décision de revenir à la situation antérieure est à la fois une victoire pour les opposants de Trump et une perspective dérangeante pour ses partisans. Alors que le débat autour de la sécurité continue de faire rage, la vigilance reste de mise, car de nombreux experts s'accordent à dire que les tensions criminelles dans ces métropoles pourraient se raviver rapidement.







