La justice allemande met en accusation un Berlinois de 68 ans, soupçonné d'avoir utilisé des drogues pour violer et filmer plusieurs dizaines de femmes rencontrées sur des applications. L'enquête, qui se poursuit, fait état de 22 viols présumés et pourrait concerner jusqu'à 58 victimes, suscitant déjà des comparaisons avec l’affaire Pelicot, en France.
Cette affaire troublante secoue l'Allemagne, rapportée par Midi Libre. Le parquet a confirmé l'inculpation d'un homme de Berlin, impliqué dans une série d'agressions où il aurait administré des somnifères mélangés à de l'alcool. Les actes de violence auraient été captés en vidéo. Actuellement, il est mis en cause pour 22 viols et des faits de violences corporelles graves. L'enquête, déclenchée en 2025 à la suite de recherches sur un autre homme, aujourd'hui décédé, accusé d'agressions similaires, a révélé des échanges compromettants. Les enquêteurs, après avoir saisi du matériel lors de perquisitions, ont découvert plusieurs enregistrements d'agressions sexuelles présumées.
58 victimes potentielles recensées
Le parquet évoque désormais 58 victimes potentielles. Pour l’instant, 14 femmes figurent dans l’acte d’accusation, reliées à 22 incidents présumés. Dix d'entre elles restent à identifier, tandis que l’enquête s'élargit pour inclure une trentaine d'autres femmes. Selon les enquêteurs, certaines victimes auraient perdu toute mémoire des événements, découvrant l’horreur de leurs agressions grâce aux enregistrements vidéo. Cependant, certaines poursuites ne pourront pas être engagées en raison des délais de prescription en vigueur en Allemagne, touchant des faits remontant au début des années 2010. Cette affaire survient dans un contexte où les violences sexuelles sur des victimes inconscientes font l’objet d’un débat intense en Allemagne. De plus, de nombreux médias allemands font le parallèle avec l'affaire Dominique Pelicot, en raison de similitudes dans les méthodes incriminées.







