Les autorités syriennes ont rapporté vendredi la confiscation d'une importante cache d'explosifs, à la suite de l'arrestation de membres d'une cellule présumée liée à l'État islamique (EI). Cette découverte survient après que deux attentats, qui ont eu lieu mardi dernier près de l'hôtel Four Seasons où séjournait le président français Emmanuel Macron, aient causé un mort et 36 blessés.
Les explosions sont survenues juste après le départ de Macron pour le palais présidentiel, suscitant une vive inquiétude au sein des autorités. Le ministre de l'Intérieur, Anas Khattab, annonçait la capture des suspects de ces attaques, confirmant ainsi la menace que représente l'EI dans la région.
Ahmad al-Dalati, responsable de la sécurité intérieure de Damas, a déclaré à la télévision d'État que la cellule arrêtée était bien liée à l'EI, corrélant cela avec les aveux des suspects qui ont permis de mettre la main sur la cache d'explosifs, indiquant ainsi des plans pour d'autres attaques potentielles.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres, une série d'arrestations a eu lieu jeudi dans la banlieue d'Ech al-Warwar, un quartier historique d'Alaouites qui a souffert depuis les bouleversements politiques de la région. Là, des dizaines de personnes auraient été interpellées, bien que certains habitants, témoins de la scène, aient souligné que ce n'étaient pas des membres de la minorité alaouite, dont sont issus de nombreux résidents, dont l'ancien président Bachar al-Assad.
Le ministère de l'Intérieur n'a pas confirmé si l'EI était impliqué dans un autre attentat de Damas, survenu le 2 juillet, qui avait également fait des ravages. La visite de Macron en Syrie était la première d'un dirigeant occidental depuis l'arrivée d'une coalition islamiste au pouvoir.
Le président français avait clairement exprimé son souhait de ne pas laisser ces événements déstabiliser davantage un pays déjà affaibli après plus de treize ans de guerre civile. Pendant ce temps, Ahmad al-Chareh, ancien jihadiste devenu figure incontournable de la paix, continue son travail de réconciliation dans une Syrie meurtrie.
En dépit de la défaite militaire de l'EI, qui avait conquis d'importants territoires en Syrie en 2014, le groupe maintient une présence insidieuse à travers des cellules dormantes qui continuent d'opérer et d'orchestrer des attaques contre le gouvernement en place. La Syrie, soutenue par les États-Unis, est en proie à des défis constants, mais semble déterminée à poursuivre son chemin vers la stabilité.







