Évariste N., un homme de 69 ans ayant harcelé des prêtres retraités pour obtenir des dons, a été acquitté par le tribunal correctionnel de Paris le 10 juillet dernier. Accusé d'avoir soutiré plus de 230 000 euros en utilisant des histoires fallacieuses sur sa détresse personnelle, il a finalement été jugé non coupable d'escroquerie.
La cour a précisé que les "simples mensonges" d'Évariste N., privés de pièces justificatives telles que factures falsifiées ou certificats d'hospitalisation, ne peuvent pas être considérés comme des manœuvres frauduleuses. "Le tribunal a souligné que le ciblage de victimes à travers de faux récits ne constitue pas à lui seul une escroquerie", rapporte Le Parisien.
Pétri de compassion, les hommes d'Église ont généreusement contribué à la cause qu'il avait habilement mise en avant. En récoltant d'innombrables petits dons, Évariste N. profitait de la vulnérabilité de ses victimes. Le diocèse de Paris a alerté les autorités après avoir reçu des plaintes. Les circonstances entourant ses demandes, telles que prétendre être victime d'un AVC ou sur le point d'être expulsé, ont été qualifiées de mensonges par la justice.
Expulsion, AVC, enterrement d'un fils, tentative de suicide...
La cour a aussi rappelé que ces actions ne fournissent pas suffisamment de poids pour une requalification en abus de faiblesse. Évariste N. aurait obtenu, par ce biais, un revenu mensuel avéré de 2 800 euros pendant six ans, ce qui a soulevé l'inquiétude d'experts en matière de morale et de justice, comme le précise France Info.
Tout en sirotant des pintes de bière avec des amis, il semblait vivre une vie de tous les jours, loin des peines qu'il prétendait subir. "J'aime bien prendre un verre", a-t-il avoué devant le tribunal, reflet d'une fausse image qu'il a soigneusement construite au fil des arnaques.







