Les militants socialistes rejettent l'idée d'une primaire ouverte, préférant une sélection en interne.
Lors d’un vote en date du 9 juillet 2026, le Parti socialiste (PS) a opté pour une « primaire fermée » afin de désigner son candidat pour l’élection présidentielle de 2027. Cette décision met fin aux discussions sur une possible primaire unitaire de gauche, une stratégie qui avait été proposée par le premier secrétaire Olivier Faure. Ségolène Royal, ancienne candidate à la présidentielle, se lance en tant que candidate, tandis que Raphaël Glucksmann réfléchit encore à sa participation.
Une décision controversée
Les membres du PS ont voté à 55,5 % en faveur d'une primaire stricte, réservée aux seuls adhérents. Olivier Faure espérait initialement élargir cette élection à d'autres sympathisants pour accroître la base électorale. Cependant, la majorité des militants a tranché, en faveur d’une exclusivité au parti, rejetant ainsi l’idée d’une primaire unitaire avec d’autres formations de gauche telles que les Écologistes ou les anciens alliés de la France Insoumise. Ce choix soulève des inquiétudes concernant une fragmentation des candidatures à gauche et une dilution des voix, comme l'a souligné le chef des députés socialistes, Boris Vallaud.
Le dilemme Glucksmann
Glucksmann, qui a cherché à s'imposer comme un candidat de consensus, n'a pas encore annoncé sa décision. Olivier Faure a déclaré qu'il est crucial pour lui de se soumettre à la primaire afin de bénéficier du soutien du PS. « Quand on désire le soutien d'un parti, il faut respecter ses règles », a-t-il insisté. La pression est donc forte sur Glucksmann, et divers analystes politiques notent que sa stratégie doit évoluer rapidement.
Tensions à gauche
Alors que Jean-Luc Mélenchon, représentant de La France Insoumise, semble prendre de l’avance dans la course présidentielle, la direction du PS tente de se repositionner. Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, a réagi au refus des socialistes d'opter pour une primaire unitaire, appelant à un dialogue avec les autres formations de gauche. Les questions de rassemblement et d’unité seront cruciales pour réussir à trouver un candidat consensuel qui puisse rivaliser efficacement.
À 72 ans, Ségolène Royal a exprimé sa volonté de retrouver une France sereine et partagée. Son retour en politique est également marqué par une impulsion de renouveau au sein des rangs socialistes, alors même que d'autres figures like l'ancien Président François Hollande semblent se distance, préférant esquiver une primaire pour préserver leur influence.







