Téhéran est en émoi alors qu'elle s'apprête à organiser des funérailles sans précédent pour l'ancien guide suprême Ali Khamenei. Son cercueil est arrivé le vendredi 3 juillet au complexe de la Grande Mosalla, où il sera exposé au public. Les autorités prévoient la présence de 15 à 20 millions de personnes pour cet événement d'hommage national.
Le corps d'Ali Khamenei, décédé à 86 ans d'une frappe israélo-américaine, est désormais en lieu sûr, entouré de portraits et de drapeaux symboliques. Ces obsèques, qui s'étalent sur trois jours, visent à démontrer la force de la nation après la guerre récente qui a coûté la vie à de nombreux dirigeants et civils.
Le complexe de la Grande Mosalla, traditionnellement utilisé pour les grands rassemblements religieux, ouvrira ses portes jour et nuit jusqu'à lundi. Un cortège funèbre traversera ensuite les rues de Téhéran avant de se diriger vers la ville sainte de Qom mardi prochain.
Des dignitaires de près de trente nations, en majorité voisines, sont attendus. Parmi eux, l'ancien président russe Dmitri Medvedev et le premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif, tandis que la Chine sera représentée par He Wei, un haut responsable du Parlement.
Ali Khamenei, qui a guidé l'Iran pendant trois décennies, sera inhumé le 9 juillet à Machhad. Sa mort a été annoncée après les bombardements qui ont frappé sa résidence le 28 février. Les obsèques qui se préparent pourraient battre des records, surpassant celles de l'ayatollah Khomeyni en 1989, où environ 10 millions de personnes avaient été comptées, malgré les tragédies qui avaient eu lieu lors de cet événement.
L'Europe, quant à elle, ne sera pas représentée, ce qui a été souligné par Ismaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, qui a fait référence au soutien occidental à Israël. Ironie du sort, les funérailles coïncideront avec la fête nationale des États-Unis, qui célèbre ses 250 ans d'existence le 4 juillet.
Dans un climat de tensions croissantes, Téhéran est transformée en forteresse, les forces de sécurité étant déployées en masse et un large périmètre de sécurité étant établi. Les aéroports et commerces de la capitale sont également placés en état d'alerte, et le pays est en journée fériée pour les funérailles. En attendant, l'héritier présumé, Mojtaba Khamenei, reste silencieux depuis les frappes qui ont tué son père.
En somme, ces funérailles d'Ali Khamenei s'annoncent comme un événement marquant dans l'histoire de l'Iran, encapsulant un moment de deuil qui se mêle à un contexte de tensions géopolitiques. Ces jours à venir seront donc essentiels pour observer les réactions tant nationales qu'internationales.







