Dans la nuit du 14 au 15 juin, une intensification des frappes russes a causé la mort d'au moins neuf personnes en Ukraine. Quatre d'entre elles ont perdu la vie à Kiev, tandis que cinq autres ont été tuées à Kharkiv, selon les informations fournies par les autorités locales. La capitale a été ciblée par des bombardements dans de nombreux quartiers, laissant derrière eux un bilan de plusieurs blessés, dont une vingtaine.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a rapporté un incendie majeur au sommet de la cathédrale de la Dormition, un édifice emblématique de la Laure des grottes de Kiev, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce sinistre a été qualifié par le métropolite Epiphane de Kiev, leader de l'Église orthodoxe d'Ukraine, de "crime contre l'humanité, l'Histoire, la chrétienté".
Parallèlement, les tensions se poursuivent également en Russie, où une attaque de drones ukrainiens dans la région de Toula, au sud de Moscou, a causé la mort de trois personnes, selon des sources officielles. Ces évènements tragiques soulignent l'intensification d'un conflit déjà complexe, alors que des voix de la communauté internationale se lèvent pour condamner ces actions. Des experts militaires, comme le colonel à la retraite Michel Goya, soulignent qu'une telle escalade pourrait avoir des conséquences encore plus dévastatrices sur les civils.
Alors que le conflit continue de déchirer le pays, des appels à des négociations pacifiques se font entendre, mais les hostilités semblent loin d'être apaisées. L'avenir de la région reste incertain, tandis que les populations civiles subissent le poids des conséquences. L'équipe de Franceinfo se rend à Dobropillia, où les effets du conflit sont palpables et où la souffrance devient insoutenable.







