Le président américain a affirmé que l'accord avec l'Iran, destiné à apaiser les tensions au Moyen-Orient, serait signé "dans quelques heures", ce dimanche 14 juin. Cependant, les frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth ont retardé ce processus crucial.
Le raid israélien, qui a causé la mort de trois personnes dans un des bastions du Hezbollah pro-iranien, a mis en lumière les tensions comorbidités de cette situation. Donald Trump a exprimé son mécontentement sur le site Axios, affirmant que "cela a tout chamboulé". Le président a déclaré : "Ça a retardé la signature de quelques heures. Ça devait avoir lieu maintenant. C'est désormais prévu dans quelques heures".
Frustré, Trump a interrogé : "Pourquoi Bibi [Benyamin Nétanyahou] a-t-il lancé une attaque à ce moment ? J'étais furieux". Le président américain a déjà exprimé sa volonté de voir un accord signé, vital selon lui pour une paix durable dans la région, incluant aussi le Liban, même après la déclaration de l’objectif du Hezbollah. "Ne gâchons pas tout !", a-t-il déclaré.
Appel à la retenue en période de tension
Israël, soucieux que l'accord ne réponde pas à ses exigences face à l'Iran, a récemment intensifié ses opérations militaires. Les frappes israéliennes ont été annoncées par Nétanyahou après des attaques de drones du Hezbollah. "Nous avons riposté en réponse aux tirs du Hezbollah en direction du territoire israélien", a-t-il expliqué.
Les répercussions de ces frappes sont sérieuses. L'un des principaux négociateurs iraniens, Mohammad Bagher Ghalibaf, a dénoncé une possible absence de volonté de la part des États-Unis de respecter leurs engagements, tout en rappelant la nécessité d'un dialogue. Des avertissements ont également été émis par le Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran, signalant une réponse "imminente" aux frappes israéliennes.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a aussi appelé à une absence de violence, en exhortant l’ensemble des parties à "faire preuve d'un maximum de retenue en ce moment crucial". Les promesses d'accord de Trump n'ont pas toujours tenu, mais les développements récents rendent cette situation particulièrement délicate.







