Dès le 12 mars dernier, l’Aide sociale à l’enfance (ASE) a alerté la justice concernant de graves accusations portées par une fillette, Léa, placée dans leurs services. Ce signalement, pourtant d'une importance cruciale, est resté sans réponse.
L’histoire de Léa*, amie de la fille de Jérôme Barella, met en lumière des événements tragiques survenus dans le sillage des accusations qui avaient déjà été formulées contre lui dans le cadre de l’affaire Rosa. Un rapport suggère que les accusations de Léa auraient pu conduire à une garde à vue de Barella, potentiellement évitant la tragédie qui a suivi avec la disparition de Lyhanna.
Lors d'une soirée entre amies, la collégienne aurait été témoin de comportements inappropriés de la part de Barella. Selon le rapport de l’ASE, elle a déclaré avoir ressenti une présence inappropriée derrière elle alors qu’elle dormait chez son amie, sans toutefois mentionner de contact physique direct. Toutefois, un épisode d’une bataille d’eau aurait intensifié son malaise, alors que Barella se serait collé à elle de manière inacceptable.
Il est particulièrement troublant de constater qu'après avoir gardé le silence pendant des mois par peur de jugements, Léa a finalement décidé de parler lors d'une conversation sur le harcèlement au collège. Son témoignage a été transmis à la justice, mais il semble que l’affaire ait été négligée. Selon une enquête menée par BFMTV, Léa n'a jamais été entendue ni par la justice ni par la cellule de recueil des informations préoccupantes (CRIP) malgré l'alerte lancée par l’ASE.
Depuis cette affaire tragique, des informations suggèrent que les enquêteurs ont récemment décidé d'entendre Léa, reprenant ainsi une affaire où les composantes de la justice semblaient avoir échoué. Ce revirement met en évidence l’urgence et la nécessité de réévaluer les procédures en place pour protéger les enfants en situation de vulnérabilité.
* Le prénom a été modifié







