Raphaël Glucksmann s'oppose catégoriquement à la proposition du Parti socialiste d'organiser une double primaire, une initiative destinée à résoudre la crise actuelle du camp non-mélenchoniste concernant la désignation de son candidat.
« C’est non », a déclaré un membre de l'entourage de Glucksmann sur cette idée qui divise. Le leader de Place publique, face à l’impasse croissante de la gauche hors de LFI sur la désignation d’un candidat pour la présidentielle de 2027, a souligné que la position de son mouvement est inébranlable : « Depuis un an, nous disons que nous sommes contre la primaire, ça n’est pas pour finir avec deux ! » Glucksmann se donne jusqu'à la fin août pour décider de sa candidature à l’élection.
Il a ajouté : « On souhaite trouver les conditions d’un processus qui nous rassemble et nous renforce collectivement, pas celles d’un mécanisme qui nous enferme dans un entre-soi de la gauche qui se parlerait à elle-même. »
Départager les candidats du PS
Du côté du Parti socialiste, la direction prévoit une consultation des militants le 9 juillet concernant la stratégie présidentielle. Plusieurs pistes sont envisagées, dont l'idée d'une double primaire. La première concernerait uniquement les candidats PS, incluant Olivier Faure, Boris Vallaud, et même François Hollande, aux côtés de Raphaël Glucksmann. Le gagnant de cette première ronde se mesurerait à d'autres candidats de gauche, comme Marine Tondelier et François Ruffin, lors d'une deuxième primaire ouverte.
Johanna Rolland, numéro 2 du PS, a exprimé l'urgence de la situation en affirmant : « La vérité, c’est que, aujourd’hui, le peuple de gauche se désespère […] Nous avons encore quelques jours pour trouver une solution de compromis qui mette fin à cette impasse. »
Elle a prévenu que sans compromis, plusieurs options seront à soumettre au vote le 9 juillet. La première primaire pourrait donc se tenir fin septembre, suivie d'une seconde fin octobre.







