La publication d'une vidéo par Itamar Ben Gvir, le ministre israélien d'extrême droite, a suscité une onde de choc tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières israéliennes. Dans cette séquence, on voit des membres d'une nouvelle 'flottille pour Gaza' agenouillés, les mains liées, après leur arrestation en mer. Diffusée sur sa chaîne Telegram, cette vidéo, accompagnée de l'hymne national israélien, et le commentaire d'accueil d'un ministre triomphant, ont cristallisé des critiques :
Benjamin Netanyahu a exprimé que le contenu de cette vidéo ne reflète en aucune manière les valeurs d’Israël. Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, a dénoncé 'ce spectacle honteux', insistant sur le fait que Ben Gvirn’est vraiment 'pas le visage d’Israël'. Ces déclarations révèlent une fracture au sein du gouvernement de droite israélien concernant la manière de gérer la situation avec les militants pro-palestiniens.
Les forces israéliennes avaient interpellé les militants lundi au large de Chypre, menaçant d’entamer leur transfert vers des lieux de détention dans le sud du pays. Adalah, une organisation de défense des droits humains, a déploré que 'ces civils avaient mis le cap sur Gaza pour revenir avec de l’aide humanitaire et contester un blocus illégal' mais ont été 'enlevés de force dans les eaux internationales'.

Les réactions internationales ne se sont pas fait attendre. Le gouvernement italien a réclamé 'des excuses' après avoir qualifié la situation d' 'inadmissible', tandis que Madrid a décrit ces événements comme 'monstrueux et indignes'. La France a convoqué son ambassadeur israélien pour s'enquérir de la gestion des militants, marquant un fort désaccord sur les actions de Ben Gvir.
La flottille, qui avait quitté la Turquie, avait pour objectif de briser le blocus imposé par Israël sur Gaza, un territoire plongé dans une grave crise humanitaire. Dans un contexte de tensions exacerbées, Netanyahu a cependant soutenu que le pays avait le droit de protéger ses eaux territoriales contre de telles provocations.
En dépit de la polémique, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a argué que les membres de la flottille ne sont rien d'autre que des 'comédiens au service du Hamas', une déclaration qui a ravivé les tensions entre les deux gouvernements. Tandis que la communauté internationale se mobilise pour trouver une solution, la situation au Moyen-Orient demeure tendue et délicate, en particulier avec la question humanitaire sur la bande de Gaza, dont la population fait face à une grave pénurie de ressources essentielles.







