Le film Michael est lancé dans les salles ce mercredi 22 avril. Signé par Antoine Fuqua, il retrace la carrière de Michael Jackson, de ses débuts dans les années 60 avec les Jackson 5 à ses premiers succès en solo, tout en évitant les controverses majeures qui ont jalonné sa vie, notamment les accusations de pédophilie survenues dans les années 90.
Jaafar Jackson, neveu du mythique artiste, incarne son oncle pour la première fois au cinéma. Ce biopic, déjà considéré comme un événement, affiche un budget initial de 155 millions de dollars, selon Variety, suscitant des attentes élevées au box-office malgré des critiques mitigées.
De nombreux aspects de la vie de la star passés sous silence
Le film a été critiqué pour sa superficialité, notamment en ce qui concerne les accusations de pédocriminalité. Selon le site Variety, il ne traite pas "du côté sombre de Michael Jackson", le qualifiant de "biopic fastueux mais conventionnel". The Guardian ajoute que le film élude "l'éléphant dans la pièce" en survolant les controverses.
"Accord à l'amiable"
Certaines scènes essentielles, telles qu'une descente de police au ranch de Neverland en 1993, ont été coupées en raison d'accords juridiques passés. En effet, des documents révélés par les avocats de la succession de Jackson limitent la représentation de son accusateur Jordan Chandler, excluant tout dialogue sur lui.
Grands absents
Le film, approuvé par des membres de la famille Jackson, fait l'impasse sur d'importantes figures de la vie de Michael, comme Janet et La Toya, tout en incluant Prince Jackson dans son équipe de production. Paris Jackson, quant à elle, a exprimé sa frustration face aux inexactitudes du récit, qualifiant le film de "narration manipulée". "Ils vont plaire à une audience qui flatte leurs fans, mais je m'en désengage", a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux.
En conclusion, ce biopic semble plus être une opération commerciale qu'une véritable exploration de la vie complexe et tumultueuse de Michael Jackson, comme le souligne The Independent, le qualifiant de "banale et sans âme".







