Depuis plus de trois semaines, une jeune mère de famille a mystérieusement disparu en Loire-Atlantique. L'hypothèse d'un meurtre par le conjoint semble se confirmer alors que la gendarmerie soupçonne ce dernier d'avoir quitté le pays avec leur fille de 15 mois.
Le 3 avril dernier, à quelques jours du week-end de Pâques, la gendarmerie de Saint-Étienne-de-Montluc a été alertée par des proches inquiets de ne pas avoir de nouvelles de Manon Relandeau, âgée de 31 ans, ainsi que de sa petite fille. Le couple vivait dans un pavillon où Manon, exploitante agricole, élevait des vaches et tenait une pension pour chevaux.
Un départ en Algérie la veille du signalement
Les enquêteurs découvrent rapidement que le compagnon de Manon, Karim, a pris l’avion le 2 avril, soit un jour avant que la disparition ne soit signalée. Ce dernier s'est envolé de Nantes pour l'Algérie, accompagnant leur enfant. D’après Antoine Leroy, procureur de la République, il aurait rapidement établi des contacts depuis l'étranger.
Une voisine, interrogée par Le Parisien, relate avoir vu Karim le jour de son départ, un comportement inhabituel qui a intrigué les voisins. "Il était rentré rapidement dans la maison", a-t-elle témoigné.
Une relation marquée par une emprise ?
Au fil de l’enquête, les soupçons d’un meurtre par conjoint se précisent. Le 20 avril, le parquet de Nantes a ouvert une enquête pour enlèvement de mineure et meurtre. Les témoignages convergent vers une relation déséquilibrée, où Manon serait décrite comme discrète et travailleuse, alors que Karim est présenté comme plus froid et contrôlant.
La disparition de Manon a également suscité une vague d’inquiétude au sein de la communauté locale. D'après Le Nouveau Détective, Manon aurait récemment perdu son père, un événement qui a pu peser sur sa vie.
Les agriculteurs du secteur se sont mobilisés pour s’occuper des animaux laissés derrière, témoignant ainsi de la solidarité face à cette tragédie. La dernière publication de Manon sur les réseaux sociaux, deux semaines avant sa disparition, montre qu’elle partageait des moments de joie liés à son métier et ses bêtes, laissant une image contrastée de la vie qu’elle menait avant cet incident préoccupant.







