Le lundi 13 avril, deux députés américains ont annoncé leur démission de la Chambre des représentants, réagissant à une pression grandissante qui accompagne la menace d'expulsion qui pèse également sur deux autres élus. Cette série de départs est peu fréquente dans l'histoire politique américaine.
Les démissions et menaces d'expulsion impliquent des membres des deux partis, tant républicains que démocrates, et sont liées à des affaires très personnelles. D'après des informations rapportées par Le Monde, cette situation souligne une crise de confiance au sein du Congrès.
Accusations de viol, comportements inappropriés et pression du groupe
Le représentant démocrate de Californie, Eric Swalwell, a été le premier à démissionner, s'étant retrouvé face à des accusations de viol et de comportements inappropriés à l'encontre de collaboratrices. Ce dernier avait déjà suspendu sa campagne pour le poste de gouverneur de Californie.
"Je défendrai avec soin les allégations portées contre moi. Cependant, je reconnais devoir assumer les conséquences de mes actions passées", a-t-il déclaré.
Un autre député, Tony Gonzales, républicain du Texas, a également annoncé sa démission face à la pression de son propre parti. Il a admis avoir eu une liaison avec une collaboratrice, dramatiquement conclue par le suicide de celle-ci.
La démocrate du Nouveau-Mexique, Teresa Leger Fernandez, a noté que "Gonzales et Swalwell ont exploité la bonne volonté de leurs collaboratrices, les réduisant à des victimes d'abus au lieu de les traiter avec respect".
Deux procédures d'exclusion en cours, un fait rare
Il convient de noter qu'en parallèle, deux parlementaires de Floride, Sheila Cherfilus-McCormick et le républicain Cory Mills, font face à des procédures d'exclusion liées à des allégations graves, notamment de malversations financières et de violences domestiques.
Historiquement, l'exclusion d'un membre de la Chambre des représentants est un événement rarissime, ayant eu lieu seulement six fois en 237 ans. La majorité républicaine à la Chambre, déjà précaire, risque d'être encore affaiblie par ces départs, d'autant plus que des élections partielles devraient être annoncées prochainement, selon BFMTV.







