Le 13 avril, la Cour d'appel de Rabat a confirmé les sentences prononcées à l'encontre de 18 supporters sénégalais, impliqués dans des incidents violents durant la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Pour rappel, lors de ce match, les Sénégalais avaient été au cœur d'une intense controverse.
D'après un journaliste de l'AFP, ces supporters, détenus depuis le 18 janvier, étaient accusés de hooliganisme, incluant des actes violents contre les forces de l'ordre, dégradations d'équipements sportifs et envahissement du terrain. En première instance, leurs peines avaient varié : certains ont écopé d'un an de prison et d'une amende de 5 000 dirhams (environ 460 euros), tandis que d'autres ont reçu jusqu'à trois mois et 1000 dirhams (90 euros).
Notons également qu'un Français d'origine algérienne ayant jeté une bouteille d'eau lors de ces événements a reçu une peine de trois mois avec la même amende de 1 000 dirhams. Ces prévenus condamnés à trois mois seront libérables à partir de ce samedi.
Les accusés évoquent un mouvement de foule lors des incidents
Tout au long du procès, les accusés ont maintenu leur innocence, déclarant avoir été entraînés sur le terrain non pas pour contester une décision arbitrale, mais en raison d'un mouvement de foule pour éviter des projectiles. Me Patrick Kabou, leur avocat, a souligné que le parquet n’avait pas su fournir de preuves suffisantes pour justifier ces accusations. « Le parquet n’a pu apporter aucune preuve », a-t-il déclaré aux médias.
Malgré une demande de la défense pour visionner les vidéos des incidents, le parquet a rejeté cette requête en arguant que les preuves visuelles ne montreraient pas d'identification claire des accusés, ajoutant que « le monde entier a vu ces images désolantes en direct ».
Revenons sur les faits : le 18 janvier, lors de la finale de la CAN à Rabat, le Sénégal avait remporté le match 1-0 dans un contexte chaotique. Un penalty controversé accordé au Maroc dans les dernières minutes de la seconde mi-temps, suite à un but annulé aux Sénégalais, avait conduit à des débordements de la part des supporters, cherchant à envahir le terrain et lançant des projectiles.
Après de longs moments de confusion, les joueurs étaient retournés sur le terrain. L'ailier marocain Brahim Diaz avait manqué son tir au but, et c'est finalement le Sénégal qui a triomphé grâce à un but de Pape Gueye en prolongation. Suite à cet incident, le Sénégal a formé un appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) contre la décision de la Confédération africaine de football (CAF) d'attribuer le titre au Maroc.







