Un ancien combattant devenu chef des espions. Le général Roman Gofman prendra les rênes du Mossad, les services de renseignement extérieur israéliens, le 2 juin 2026, après l'aval de la commission de nominations de haut niveau. Au cœur des décisions politiques, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a entériné sa nomination pour un mandat de cinq ans.
Né en 1976 en Biélorussie, Gofman arrive en Israël à l'adolescence. En 1995, il s'engage dans l'armée et progresse rapidement dans les rangs, devenant commandant d'un centre d'entraînement national. Sa carrière prend un tournant dramatique le 7 octobre 2023, lorsqu'il est blessé lors de l'attaque du Hamas dans le sud d'Israël. Moins d'un an après, en avril 2024, il obtient le poste d'attaché militaire auprès de Benyamin Netanyahou, renforçant sa proximité avec les cercles du pouvoir.
La nomination de Gofman en tant que chef du Mossad est perçue comme stratégique dans un contexte de tension croissante. Le Mossad, souvent salué comme l'un des meilleurs services de renseignement au monde, a su éviter les critiques qui ont frappé l'armée israélienne après les événements du 7 octobre, étant donné que son champ d'action ne couvre pas directement les Territoires palestiniens.
Le Mossad a été impliqué dans plusieurs opérations déterminantes, dont la cible de l'état-major du Hezbollah en 2024 et des frappes sur les forces armées iraniennes lors d’une guerre de douze jours en juin 2025. Gofman, avec son expérience militaire, semble représenter une continuité stratégique dans l'approche du Mossad, indiquant un renforcement de ses liens avec le gouvernement israélien.
Ce tournant s'inscrit alors que la région fait face à des défis sécuritaires croissants, et que l’expertise militaire du nouveau chef pourrait être cruciale pour les mois à venir.







