Alors qu'une trêve a été évoquée entre Washington et Téhéran, les bombardements israéliens se poursuivent au Liban. À Beyrouth, la population civile endure les conséquences désastreuses du conflit, tandis qu'une ouverture diplomatique inédite suscite espoir et scepticisme.
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Sur les débris fumants d'un quartier touché, des secouristes libanais fouillent à la recherche de survivants après une frappe israélienne ayant eu lieu dans la nuit du 9 au 10 avril. Malheureusement, ils ne retrouvent qu'un corps, une victime de plus de cette offensive. En dépit des annonces de cessez-le-feu, Israël intensifie ses attaques, ciblant principalement le Hezbollah tout en affectant gravement la population civile, y compris dans la capitale bérylienne.
Le 10 avril, dans ce quartier ravagé, l'odeur de la guerre se mêle à la fatigue et au désespoir des habitants. Un citoyen confie : "Peu importe comment, nous voulons mettre fin à cette guerre." Cela fait maintenant plusieurs semaines que le Liban appelle à des pourparlers avec Israël et, dans la soirée du 9 avril, un tournant s'opère : le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou accepte d'entamer des discussions. Il déclare : "Face aux demandes répétées du gouvernement libanais, j'ai demandé à mon cabinet d'initier des pourparlers directs avec le Liban."
Des Libanais partagés entre espoir et lassitude
À Beyrouth, la population francophone demeure méfiante quant à l'issue de ces négociations : "Je suis en faveur de cet accord, malgré les destructions. Que pourrait-on attendre ?", exprime l'un d'eux. Un autre ajoute, en toute franchise : "Nous n'avons pas d'autre choix. C'est le seul moyen de mettre un terme à cette guerre qui dure depuis des semaines."
Actuellement, Israël refuse de considérer le cessez-le-feu exigé par le Liban. Sur le front de mer de Beyrouth, une famille de déplacés espère un atterrissage des hostilités. Une mère témoigne : "J'aspire à des négociations, car la vie ici avec nos enfants est insupportable. J'espère sincèrement pouvoir retourner chez moi et vivre en sécurité."
Les premières discussions sont prévues pour la semaine prochaine à Washington.







