DANS LES ARCHIVES – Le 9 avril 1968, la première mission de la fusée-sonde Véronique a été couronnée de succès, confirmant la capacité technique du centre spatial guyanais. Ce lancement a marqué le début d'un ère où la France s'est affirmée sur la scène spatiale mondiale. Il a permis au Centre spatial de Guyane de se positionner comme un site de tir incontournable.
La fusée Véronique A.G.I. a décollé hier à 10 heures locales (14 heures à Paris) depuis le Centre spatial guyanais de Kourou. Sa mission principale était de tester les installations ainsi que le système de récupération de l'engin après le lancement. En atteignant une altitude impressionnante de 113 kilomètres, elle a effectué un vol de 12 minutes avant de retomber dans l'océan, à 30 kilomètres au nord de Kourou.
Le contact radio a été établi lors de la descente de l’appareil, et son repérage par un avion a eu lieu vingt minutes après l'impact. Le processus de récupération a nécessité l'intervention de plongeurs, un effort minutieux soulignant le sérieux de l'opération. Selon les experts, cette mission a non seulement prouvé l’efficacité des infrastructures de lancement, mais elle a également jeté les bases pour de futures initiatives spatiales (source : Le Monde).

Construit par l’atelier de construction de Tarbes, en collaboration avec le laboratoire de recherches balistiques et aérodynamiques de Vernon, le moteur de la Véronique utilise un mélange d’acide nitrique et d’essence de térébenthine pour sa propulsion. Cette complexité technique témoigne des avancées réaliser à l'époque et de l'engagement de la France dans la conquête de l'espace.







