Ce mardi 7 avril, le vice-président américain JD Vance a atterri en Hongrie pour exprimer son soutien à son allié Viktor Orbán, à quelques jours d'élections législatives très attendues. Ce voyage est perçu comme un coup de pouce précieux pour le Premier ministre nationaliste, connu pour ses positions fermes sur des sujets controversés tels que l'immigration et ses relations avec Moscou.
En compagnie de son épouse Usha, Vance a prévu un entretien avec Orbán, son « bon ami », lors duquel il discutera des liens entre les États-Unis et la Hongrie. L'administration Biden montre ainsi qu'elle s'engage fermement avec les dirigeants ayant des priorités diplomatiques alignées, même si cela implique l'appui de ceux considérés comme moins « démocratiques » par d'autres nations.
Les sondages, menés par des instituts indépendants, annoncent une victoire possible du parti Tisza, dirigé par Peter Magyar, un conservateur pro-européen qui a émergé comme un sérieux concurrent, capable de remettre en cause le système en place d'Orbán. Parallèlement, des médias favorables au gouvernement continuent d'affirmer que la coalition Fidesz-KDNP est favorite pour ces élections cruciales.
JD Vance, âgé de 41 ans, se distingue au sein de l’administration pour ses critiques acerbes des gouvernements européens traditionnels alors qu'il affiche son soutien aux mouvements de droite radicale. Sa présence en Hongrie souligne une volonté stratégique de la part des États-Unis d'affirmer leurs alliances dans un contexte politique chaotique, surtout à l'approche d'élections marquées par une campagne réputée pour sa « propagande incendiaire ». Des parlementaires du Conseil de l'Europe ont récemment mis en lumière l'atmosphère toxique de cette campagne, soulignant les préoccupations croissantes sur les répercussions économiques et sociales.
Peu avant cette visite, le secrétaire d'État Marco Rubio avait également exprimé son soutien à Orbán lors de son propre séjour à Budapest. La proximité d'Orbán avec Washington est accentuée par sa politique anti-immigration, et son habilité à naviguer les relations internationales lui a permis de brandir un discours victorieux concernant sa gouvernance.
Dans ce contexte lourd de sens, la visite de JD Vance à Budapest fait écho aux enjeux géopolitiques croissants, alors que le gouvernement américain s'efforce de forger des alliances avec les dirigeants qui partagent sa vision et ses idéaux, même si cela implique de s'allier avec des leaders controversés.







