Un homme et une femme, accompagnés d'un complice, ont été arrêtés après avoir sévi dans le département de Gironde ainsi que dans les Landes et le Gers. Leur mode opératoire consistait à cibler des victimes âgées sur des parkings de grandes surfaces, en simulant des accrochages de véhicules. Ensemble, ils ont réussi à escroquer près de 246 000 euros au cours de plusieurs mois.
Ce stratagème, bien connu des forces de l'ordre, s'est encore intensifié à l'automne dernier, comme l'indiquent les gendarmes qui ont constaté une hausse des escroqueries de type « au rétroviseur ». Les malfaiteurs agissent souvent en équipe. À leur arrivée, ils prennent place dans des lieux stratégiques tels que les parkings de supermarchés, ciblant délibérément les plus vulnérables : des retraités, souvent peu suspects à la fin de leurs courses.
Le processus est simple : ils abordent leurs cibles en prétendant avoir été impliqués dans un accrochage. Ce qui suit est une négociation pour un règlement à l’amiable, souvent accepté par la victime, entraînant un remboursement immédiat. Le recours à des voitures légèrement endommagées comme support de leur manœuvre complique le processus de vérification pour les victimes.
Quatre voitures saisies
Selon le Groupe local de contrôle des flux (GLCF), ce trio, identifié comme issu de la communauté des gens du voyage, a commis pas moins de 62 escroqueries au rétroviseur, dont 26 rien qu'en Gironde. Leur modèle économique était si efficace qu'ils ont réussi à encaisser un budget total de 246 000 euros.
Leur chute a commencé le 29 janvier dernier avec l'interpellation d'un premier suspect à Tours. Les perquisitions qui ont suivi ont révélé des terminaux de paiement utilisés pour faciliter les transactions frauduleuses, ainsi que des objets de luxe, de l’électroménager et quatre véhicules, totalisant 154 000 euros. En tentant de fuir, le suspect principal a été placé en liberté conditionnelle, tandis que ses complices ont été appréhendés quelques semaines après.
Le 24 mars, le tribunal correctionnel de Bordeaux a prononcé des peines comprises entre un an avec sursis et quatre ans de prison, assortis d’amendes de 5 000 euros pour chaque membre du groupe. Cette affaire met en lumière l'importance de la vigilance des consommateurs, notamment les personnes âgées, face à des pratiques malveillantes. Comme l'explique un expert en sécurité routière, "il est toujours préférable de contacter les autorités plutôt que de régler des conflits mineurs sur le champ".







