Le procès des leaders présumés de la DZ Mafia, hautement sécurisé, traverse une crise majeure. Du tribunal des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, les accusés ont choisit de rester cloîtrés dans leur cellule, bureaucratique et contesté, tout comme leurs avocats qui se sont retirés des débats. Ce jeudi 27 mars, après une semaine de tensions intenses, le box vitré est resté désert, les gardiens n'ayant même plus d'individus à surveiller.
Ce refus de comparaître survient dans le cadre d'un procès jugé complexe, relatif à un double homicide survenu en 2019 lié au narcotrafic. Comme rapporté par France Bleu, les avocats de la Défense ont exprimé leurs préoccupations quant à une enquête qui semble être enlisée, avec des interruptions et des complications procédurales.
Le jeudi précédent, des demandes répétées de renvoi ont été formulées, mais sans succès. La situation a été aggravée par le retrait soudain d'une capitaine de police qui devait témoigner, soulevant les critiques des avocats. Ce dernier a justifié son absence par un arrêt maladie, une décision que Maître Raphaël Chiche a qualifiée de "lamentable". Selon lui, "si pour ce procès, on a un enquêteur à la ramasse, c'est la faute de l'autorité judiciaire".
En attendant, certains accusés sont restés derrière les barreaux, tandis que d'autres patientent dans le tribunal. L'avocat de la Défense a annoncé que les accusés se présentent à nouveau le 2 avril, espérant la réintégration de la policière à la barre. Les tensions autour du procès continuent de monter alors que l'issue reste incertaine.
Comme le souligne Xavier Monnier, journaliste d'investigation spécialisé dans le narcobanditisme, l'issue de cette affaire pourrait avoir des implications bien plus larges, touchant aux fondements mêmes de la justice pénale en France.







