Le porte-parole du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, Pascal Confraveux, a confirmé, le 12 février, qu'une enquête administrative a débuté suite aux allégations concernant Fabrice Aidan. Ce dernier avait déjà été la cible d'une investigation menée par le FBI pour consultation d'images pédopornographiques en 2013.
"L'objectif est de clarifier les événements de 2013, d’établir les faits et d'évaluer les responsabilités" précise Confraveux lors d'une conférence de presse.
Cela fait 25 ans que Fabrice Aidan travaille pour le quai d'Orsay. Son nom figure près de 200 fois dans les documents récemment divulgués associés à l'affaire Epstein, où il aurait échangé des centaines de courriels avec Jeffrey Epstein, entre 2010 et 2017.
Est-ce que les autorités ont failli ?
"Cette enquête va permettre de rassembler tous les éléments pour comprendre pourquoi aucune action n'a été prise en 2013", a précisé le porte-parole.
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé son indignation face à ces révélations et a insisté sur l'importance d'obtenir des résultats concrets concernant cette affaire, en attendant que l’enquête administrative progresse.
Selon des informations relayées par 20 Minutes et Mediapart, le ministre a également déclaré qu'il était essentiel d’avoir des preuves claires avant de tirer des conclusions.
De son côté, l’avocate de Fabrice Aidan a affirmé que son client conteste toutes les accusations portées à son encontre.
Cette situation met en lumière non seulement la question de la responsabilité au sein du ministère des Affaires étrangères, mais aussi l'impact des réseaux d'influence et de pouvoir qui peuvent compromettre l'intégrité des autorités étatiques.







