Myriam Jaouen, une ex-employée d'une crèche à Lyon, se retrouve à la cour d'appel de Bourg-en-Bresse ce mercredi 28 janvier. Accusée d'avoir administré un déboucheur, le Destop, à un bébé pour le faire cesser de pleurer, son cas fait l'objet de vives émotions.
Face à elle, les parents de Lisa sont présents, espérant une réparation pour ce drame inexplicable. Dans un souffle de désespoir et de colère, leur avocate, Catherine Bourgade, souligne : « Les parents attendent que justice soit rendue et que le véritable acte commis soit reconnu. »
Lors du premier jugement en avril 2025, la cour d'assises du Rhône avait décidé de réduire la accusation à des actes de torture plutôt qu'à un meurtre, une décision qui avait provoqué l'incompréhension des parents et la demande d'appel. L'avocat général avait alors requis la peine maximale de 30 ans de prison.
Une souffrance insurmontable
Lisa, à peine âgée de 11 mois, avait souffert terriblement pendant près de quatre heures avant de succomber, laissant le pays en état de choc. Les médecins avaient constaté des brûlures sévères des voies respiratoires et digestives causées par le produit corrosif.
Un acte incompréhensible
Tout en ne niant pas son acte, Jaouen a affirmé par la suite ne pas avoir réalisé la dangerosité de l’ingestion de soude caustique, un argument que les jurés de Lyon ont trouvé suffisant pour ne pas la condamner pour meurtre. Cependant, de nombreux experts en psychiatrie, comme le Dr. Jean-Marc Dufresne, soulignent la nécessité de prendre en compte la responsabilité d'un adulte face à un tel acte. « Un comportement néfaste envers un enfant ne peut être excusé par l’immaturité », affirme-t-il.
À la lumière de ces événements tragiques, la cour d'appel a pour tâche de décider si cette peine initiale est juste ou si elle doit refléter la gravité de l'affaire. Une nouvelle tournure qui préoccupe la société et soulève des questions sur la protection des enfants dans des environnements supposés sécurisés.







