Dans le Val-d'Oise, à Eaubonne, un directeur d'un Ehpad du groupe Korian fait l'objet d'accusations graves pour abus de faiblesse et détournements financiers. Selon les révélations de France 3, cet homme aurait escroqué près de 200 000 euros en seulement trois ans en abusant de la confiance d'une résidente âgée de 98 ans.
Le directeur, bien apprécié de tous, avait réussi à gagner la confiance de la vieille dame, lui faisant signer une procuration sur ses comptes bancaires. Grâce à ce document, il aurait détourné des sommes significatives, suscitant l'indignation des familles des autres pensionnaires. "Je ne peux pas croire qu'il ait pu faire cela. Il avait tant de qualités humaines", témoigne une proche. Une autre ajoute : "C'est inacceptable, surtout envers une personne vulnérable. Il a trahi la confiance qu'elle lui avait donnée."
Un passé sombre
Selon l'enquête, l'escroquerie a été découverte grâce à l'alerte d'un conseiller bancaire de la victime. Le directeur, dont le nom n'a pas été divulgué, a également été légataire de plusieurs contrats d'assurance-vie, augmentant le montant total de l'argent détourné. Pour la société Korian, ces événements, s'ils sont confirmés, sont “profondément choquants” et ternissent leur réputation.
Il est important de noter qu'une affaire similaire avait été signalée en 2013, lorsque le même individu avait été condamné pour abus de confiance dans un autre établissement de santé. Interpellé à nouveau, il a reconnu les faits et, en attendant son jugement prévu pour juin 2025, il a été placé sous contrôle judiciaire.
Les affaires de détournement de fonds au sein des Ehpad soulèvent de plus en plus d'inquiétudes sur la protection des personnes vulnérables. Des experts dans le domaine affirment que des mesures plus strictes doivent être mises en place pour encadrer la gestion financière des résidents et garantir leur sécurité.
Face à cette situation, la voix des familles s'élève pour demander une plus grande transparence et un contrôle accru des responsables d'Ehpad, rappelant l'importance de préserver la confiance dans ces institutions, qui devraient être des lieux de sécurité et de bien-être pour nos aînés.







