La mort énigmatique de Robert Boulin, ancien ministre du Travail sous Raymond Barre, va bénéficier d'un nouveau souffle avec la reprise de l'instruction par le pôle des crimes non élucidés (PCSNE) du tribunal judiciaire de Nanterre. En effet, trois juges d’instruction ont été désignés le 29 juin pour enquêter sur cette affaire qui remonte à 1979.
Les magistrats ont annoncé leur volonté de « poursuivre de nouvelles investigations sans délai », signalant un retour à une analyse approfondie des éléments de l'enquête. Cette décision intervient alors que la révision de cette affaire, souvent perçue comme un dossier sensible, est d'une grande importance tant pour la justice que pour la famille de Robert Boulin.
Le corps de cet homme politique emblématique a été retrouvé le 30 octobre 1979 dans un étang à Rambouillet, alors qu'il ne comptait que 59 ans. Officiellement, la justice avait conclu à un suicide, mais sa famille, représentée par sa fille Fabienne Boulin-Burgeat, évoque plutôt la thèse d'un « assassinat politique », d'autant plus que le milieu politique de l'époque était particulièrement troublé, marqué par la disparition tragique de trois ministres.
Selon le président du tribunal judiciaire de Nanterre, cette relance de l’enquête pourrait bien offrir la chance tant attendue de faire la lumière sur une affaire restée dans l’ombre pendant plus de quatre décennies. Des experts en criminologie, tels que le Dr. Jean-Paul Grégoire, estiment que des nouvelles technologies et une approche moderne des enquêtes pourraient réellement faire avancer les choses. De plus, des témoins qui n'avaient pas encore livré leur témoignage pourraient aussi émerger, offrant ainsi un nouvel angle d'approche pour les enquêteurs.
Les attentes sont donc élevées, tant pour la famille de Robert Boulin que pour le public, qui espère enfin voir ce mystère élucidé. L’enquête devrait également être suivie de près par les médias, tant le sujet reste sensible et d'actualité en France.







